Vues d'ensemble

C'est de loin, quand on quitte la plaine pour monter vers les villages, que l'on distingue Loreto di Casinca. Son clocher se dresse à côté d'un monolithe naturel, un rocher très imposant. C'est au 12eme siècle que furent construites les premières maisons en enfilade sur un éperon barré. Au fil du temps, le village s'est agrandi, élargi.

Loreto-di-Casinca était dans le temps très réputé pour ses cultures maraīchères, notamment les fraises et les haricots blancs plats (Nebigini). "Les productions se comptaient en tonnes et étaient vendues ici mais aussi sur le marché de Bastia" se souvient Jules-André Albertini, un ancien agriculteur. Une des raisons de cette productivité en est sans doute l'abondance et la qualité de l'eau. D'ailleurs, un spécialiste en hydrologie avait souligné que la source du village pouvait être rattachée "aux 3 ou 4 sources d'importance régionale pour la quantité et la pérennité de son débit" qui est de 13 litres par seconde. Il fut le premier village de Corse à être électrifié.

Fort de 235 habitants, un chiffre qui se situe cependant loin derrière les grosses communes de Casinca, Loreto a pu bénéficier d'un important apport de sang neuf qu'il soit originaire d'ici ou d'ailleurs. "Il y a de la vie, ce n'est pas un village dortoir" soutient Marianne Suzzarini, qui tous les jours fait le va et vient entre Bastia où elle travaille et Loreto.

La mairie a construit huit logements sociaux en surélevant d'un étage la maison communale. Il y a un gīte rural, et, en contrebas du village, onze studios avec piscine, propriété de François Angelini. Sur la grand place la charcuterie de François Albertini et la pizzeria que Jacques-Toussaint Albertini vient d'ouvrir dans le prolongement de son bar.

A côté, chez Jean-François, on se régale en été d'entrecôtes pantagruéliques cuites au feu de bois. Un peu plus loin avant d'arriver "Piazza Madona", où se trouve l'église St-André, la boulangerie des frères Angelini qui livrent le pain dans les villages environnants. Mais pour satisfaire un plus gros appétit les frères Angelini nous reçoivent dans leur restaurant-pizzeria "L'Alta vista".

Pour la cuisine corse, uniquement et typiquement corse, c'est chez Vincent et Lily Albertini qu'on la savoure au "Rataghju", vieux séchoir à châtaignes qui a gardé la patine de ses murs, où le décor est conservé à l'identique. Quant à l'épicerie du village, "A Butea", c'est le domaine d'Apollonie Albertini. Elle vous y reçoit avec son sourire, sa bonne humeur, sa fantaisie. Maintenant si vous avez envie d'un bon morceau de veau corse ou de toute autre charcuterie régionale, Sauveur Fieschi viendra vous les servir.

Si les cultures maraīchères se limitent aujourd'hui à quelques potagers entretenus par des particuliers, en revanche, le village compte de nombreux éleveurs et la charcuterie artisanale est sans conteste une spécialité locale. N'oublions pas le fromage, le succulent fromage corse. C'est le berger Ange Paul Albertini qui le fabrique. A l'extrémité du village, le restaurant "U Campanile", tenu par André Albertini, est accolé au clocher si bien qu'il semble en faire partie.

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